Jeudi 28 juin - 20h00
Vendredi 29 juin - 20h00
Samedi 30 juin - 18h00
Dmitri Chostakovitch Symphonie n° 9, en mi bémol majeur, op. 70
Ludwig van Beethoven Symphonie n° 9, en ré mineur, op. 125
S’il fallait désigner une partition comme emblème de Beethoven, voire
de la musique classique tout entière, peut-être serait-ce cette Neuvième
Symphonie au finale si illustre, l’«Hymne à la joie». La symphonie s’est
imposée comme une oeuvre universelle, résonnant lors de concerts
symboliques devant les décombres du mur de Berlin ou sur les ruines
fumantes de Sarajevo ; et l’«Hymne à la joie», avec ses vibrants appels à
la fraternité, est devenu l’hymne européen..
Autre Neuvième Symphonie fameuse, celle de Chostakovitch. Écrite en
1945, elle aurait dû adopter une forme proche de celle de Beethoven, afin
de complaire à Staline, qui soupçonnait les deux précédentes symphonies
du compositeur russe de pensées antisoviétiques. Mais, une fois encore,
Chostakovitch traduisit à sa manière son désaccord. Loin de produire
la glorification attendue du régime et de son chef suprême, il choisit un
effectif relativement modeste, une découpe en cinq brefs mouvements,
un ton léger et pittoresque qui lui attira l’ire du Petit Père des peuples…
et fait aujourd’hui notre ravissement.